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1. NATURE ET FONDEMENT :
A la différence des autres formes de groupement des Communes, l’OPCI qui est régi par le décret 99-952 du 15 décembre 1999 se distingue par le fait qu’il est doté d’un pouvoir de décision. Etant une structure « supra-communale », l’OPCI favorise une gestion de terroir plus adaptée au milieu naturel. Il est aussi une forme d’administration de proximité à un niveau plus élevé mais particulièrement important. La coopération intercommunale est d’autant plus nécessaire que la dynamique socio-économique d’une région ou d’une sous-région intéresse à la fois plusieurs communes, tout comme la répartition des ressources naturelles dépassant les frontières communales. En effet, De l’entente entre Commune sur l’établissement d’un texte intercommunal relatif aux mesures administratives et fiscales régissant la commercialisation et la circulation des produits locaux, en passant par les mesures de rendre effective l’application des réglementations sur la période de pêche au niveau des communes, jusqu’à la prise des mesures répressives à l’encontre des défrichements suivis d’incinération au bord des rivières (pour préserver la vie des ressources aquatiques), l’utilité d’un OPCI se révèle bien évidente. Le corridor forestier Ranomafana-Andringitra-Ivohibe et les populations environnantes forment une « écorégion ». Cette écorégion concerne les 5 Régions mais non pas toutes les communes rurales dans le Faritany. L’approche intercommunale est la plus appropriée pour assurer une meilleure gestion de ce corridor. Par ailleurs, dans la définition de stratégie d’intervention du CMP lors de son Assemblée générale au mois de juin 2004, il a été évoqué que la structure OPCI forme une « Unité de gestion » (du corridor) « plus synthétique » et « plus pratique » et permettant de bien cerner les problématiques de développement et environnementales au niveau d’une sous-région. 2. CMP ET OPCI CORRIDOR : La mise en place des OPCI corridor par l’équipe technique du CMP se distingue particulièrement par l’organisation à la fois d’un diagnostic participatif intercommunal visant à faire ressortir une esquisse de projet de développement et par l’appui à l’institution officielle de l’OPCI. En effet, pour ce qui est du projet de développement intercommunal, l’objectif est de parvenir à la création d’un pôle de croissance et des effets d’entraînement du projet sur plusieurs communes à partir de l’analyse technique et participative des potentialités, problèmes et des facteurs de succès de la sous-région et ce, en considérant les ressources naturelles comme atouts et forces principales de production et d’investissement donc à valoriser d’une manière efficiente et efficace. Pour ce qui est de l’appui à l’officialisation de l’OPCI, le CMP joue le rôle de conseiller juridique à l’établissement de l’Arrêté conjoint d‘institution et à la mise en place du Bureau Exécutif. Le CMP se propose également d’assurer l’ampliation de cet arrêté conjoint auprès des institutions et organismes étatiques. Il est à noter que jusqu’ici 2 OPCI corridor ont été appuyés par le CMP à savoir l’OPCI Sandrananta et l’OPCI Andohanimatitànana. Dans son rôle de promotion et de plaidoyer, le CMP, de par son mandat veille à la prise en compte, comme éléments capitaux du développement, des ressources naturelles, dans les planifications. Par ailleurs, le CMP s’efforce également d’appuyer et de faire appuyer des initiatives communales et intercommunales à travers les actions de lobbying, pour la considération voire la priorisation de leurs plans de développement en vue d’assurer au mieux la préservation du corridor. 3. OPERATIONNALISATION : Les succès Les activités des OPCI démarrent à l’heure actuelle. La coopération est en train de se mettre en place. Des résultats positifs sont ainsi en perspectives.
Pour le cas des milieux enclavés comme la sous-région
d’Ikongo du Sud par exemple, anciennement considérée
comme une zone d’affectation disciplinaire donc vouée
en quelque sorte à être arriérée, la mise
en place d’un OPCI pourrait changer la donne. En effet les Communes
membres pourront dorénavant unir leurs forces et leurs moyens
pour désenclaver la zone (facilité d’engagement
de financement, engagement de moyens plus importants).
Pour le cas du côté Ouest du corridor qui a développé jusqu’à présent la forme de l’entente intercommunale, on peut énumérer ici comme résultat les initiatives d’engagement de vraie discussion qui a eu lieu en avril 2005 à Ambohimahamasina avec des mesures concertées prise sur l’apport de solution concernant l’envahissement par des clandestins de la forêt naturelle dans cette partie. 5 Communes rurales, à savoir Ambohimahamasina, Miarinarivo, Sendrisoa, Ankarimbelo, Kalafotsy se sont donc mis d’accord sur la mise en place d’un Dina sous forme de résolutions ; Lequel Dina a été par la suite appliqué et a porté ses fruits. Les Limites : Au niveau des limites, nul n’ignore que les premiers facteurs de blocages sont les moyens d’opérationnalisation. En effet, un certain nombre de facteurs empêchent encore les inter-communes de connaître un vrai essor, dont : - L’éloignement (relatif) associé aux difficultés d’accès des certaines communes qui limitent considérablement les possibilités de fréquentes rencontres entre les membres. - Le manque de compétences (plusieurs mécanismes des OPCI sont tributaires d’appui ; ex. la cellule environnementale qui devrait fixer les schémas intercommunaux) - Le manque d’équipement de base : communication (BLU) - L’insuffisance voire l’inexistence de Système d’information (cartes communales et intercommunales, carte des ressources naturelles, …) - etc Ces situations semblent favoriser encore la lenteur des interventions des inter-communes et OPCI, donc leur faible efficacité. 4. VISION ET PERSPECTIVES : Une vraie réussite des intercommunalités dans le milieu rural repose pour une large part, dans le renforcement des capacités et des moyens et dans un réel transfert de savoir-faire aux membres. D’où, à court terme, les inter-communes veulent prioriser la formation des parties prenantes (bonne gouvernance, économie de l’environnement, finances publiques, droit foncier, etc) et aussi la stratégie pour enclencher un vrai engagement des Communes membres (par exemple, en matière de fonctionnement de l’OPCI). Dans le long terme, la planification au niveau d’une intercommunalité devrait déboucher sur un Plan de développement intercommunal et même sur l’élaboration d’un schéma d’aménagement intercommunal. A cet effet, la création d’un pôle de croissance à cette échelle n’est pas à écarter, avec des effets d’entraînement sur plusieurs communes. L’analyse technique et participative des potentialités, des problèmes et des facteurs de succès de la zone concernée (zonage socio-économique) figure parmi les meilleures approches pour y parvenir. Le défi étant de considérer les ressources naturelles comme atouts et forces principales de production et d’investissement donc à valoriser d’une manière efficiente et efficace.
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